Shikoku 四国

-« UDON »!!
-Mon ami est allé à Shikoku il en est revenu épuisé…
?
-Il à trop mangé…
??
Shikoku , ce nom évoque instantanément les nouilles pas instantanées celles là.Dans ce bar à Fukuoka Hinode et ses amis, ce soir là bien éméchés m’ont parlé des nouilles de Shikoku qui est connue pour ses spécialités de nouilles.Le copain avais fait un séjour sur l’ile et visité plusieurs restaurants  pour déguster les fameuses nouilles.
Pour ma part , je me suis régalé à Tokyo mais je n’ai pas trouvé celles de Shikoku particulièrement gouteuses . Peut être ne suis-pas allé dans les bons endroits .Il faut dire que la gastronomie était loin de mes préoccupation premières et Shikoku pour moi c’est d’abord les paysages et les fêtes d’été.
Shikoku , la quatrième ile principale de l’archipel . La plus provinciale et délaissée aussi, bien loin du grand Tokyo et toujours isolée en dépits du grand pont qui relie la préfecture de Tokushima à celle de Mie sur Honshu.
J’ai sans doute manqué quelque chose en me contentant des gargotes en bord de gare mais mon pouvoir d’achat étant ce qu’il était…
Je rattraperais ce tort l’année prochaine ; la cuisine de Shikoku étant si réputée à Tokyo et faisant partie de son identité : Kagawa pour ses Sanuki udon/ Tokushima pour Sudachi une varièté de citron vert utilisés dans les soupes/Kochi pour la Bonite ou Katsuo Tadaki et Ehimé pour son Jakoten un « délicieux pâté de poisson qu’on croque à toute heure du jour » ….
La petite Sardaigne (225 kilomètres de long)  du Japon est très peu habitée par rapport au reste du pays .
On a beau savoir que le japon est composé de 70 % de montagnes : dés mon arrivée sur la péninsule de Sadamikasi à l’extrême ouest de l’ile je me suis littéralement « heurté » à ces montagnes :
Après un séjours prolongé pour cause de canicule exceptionnelle à Fukuoka je suis allé à Oita pour prendre le ferry qui de là prends la route la plus courte depuis le Kyushu: le détroit de Hayasui.
Je ne me souviens pas de la traversée qui à eu lieu de nuit . J’étais épuisé . Une fausse bonne idée que de passer par là: le terminal est à une heure de bus depuis le centre d’ Oita et le point d’arrivée est un minuscule village qui bien qu’en bord de mer n’ à rien pour lui. Les bords de mer sont escarpés et bétonnés. Des champs de Yuzu ces pamplemousses japonais un peu plus amer que les pamplemousses de Floride que l’on connait et des citrons verts sont les principales productions de la région. Le seul mérite pour moi de passer par ici à été d’avoir des petits déjeuné sains à portée de main : j’ai campé dans un de ces champs semi-abandonné  2 nuits, le temps de me remettre des grosses chaleurs et de m’habituer à ce climat escarpé et dénué de toute vie humaine .
La chaleur écrasante faisait que les quelques villageois du coin restent dans leurs maisons et ne sortent que pour prendre leur voiture.
De ce village (Yawatahama) perdu tout au bout de l’ile  j’ai pris un bus il y’en à trois par jours.
Un bus solitaire qui suis avec dextérité les lacets entrecoupés de petits tunnels les chauffeurs de bus japonais sont des conducteurs hors-pairs. Montagnes et forets denses , très vertes , petites routes en pentes et en virages et le terminus à Iyo-Nagahama pour ensuite prendre le train de campagne jusqu’à
Matsuyama . Matsuyama et son fameux Dogo Onsen , le plus vieux du Japon. Les onsen sont un des grands trésors du japon et celui là est un onsen de légende.
Le bonnheur de rester là une journée avec des amis , sa famille ou sa motié!
Le voyageur solitaire apprécie mais il manque quelque chose à gouter seul le plaisir du bain.
J’ai trouvé une petite auberge étonnante juste à l’entrée de l’arcade commerçante qui mène au bain :
sur deux niveau, un dortoir hommes et un dortoir femme. Les lits séparés de rideaux de vinyle bleu-vert comme on en voit dans les hopitaux japonais . Le patron affable , presque mielleux mais un tarif comme on n’en voit plus: 2000 Yen , à peine 20 euros.
J’étais le seul occupant .Le lendemain est arrivé un japonaise exténuée et brulée au bout des doigts par le soleil.Elle faisait le pèlerinage aux 88 temples en vélo.
Une ville un peu triste que Matsuyama; qui vit sur ces reliques entretenues que sont le Dogo onsen et ce château reconstruit .

踊る阿呆に (Odoru ahou)
The dancers are fools

見る阿呆 (Miru ahou)
The watchers are fools

同じ阿呆なら (Onaji ahou nara,)
Both are fools alike, so

踊らな損、損 (Odorana son, son)
Why not dance?

 

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